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Nos engagements

55%
Réalisées
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35%
en cours
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Non réalisées
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ÉDITO DU PRÉSIDENT Xavier DULLIN

Mesdames, Messieurs,
Cela fait maintenant 3 ans et demi qu’une nouvelle équipe travaille au service des habitants de l’agglomération de Chambéry métropole – Coeur des Bauges. À mi-mandat, il nous a semblé opportun de venir vers vous, à travers ce document mais également des réunions publiques, afin de vous expliquer les choix, les orientations, les actions que nous déclinons depuis avril 2014. Dans cette démarche de rencontre, un site a été spécialement développé afin de vous présenter plus de 130 actions et réalisées depuis 2014.

Une pédagogie rendue également nécessaire par l’évolution rapide du paysage institutionnel et par votre attente d’une amélioration concrète de votre quotidien.

Notre agglomération incarne dorénavant de nouvelles dynamiques, en phase avec son temps telles la relance d’une économie innovante et durable, la mise en lumière de l’économie sociale et solidaire ou la structuration de la filière digitale et numérique. Notre agglomération se dote d’un schéma de développement en matière touristique lui offrant une nouvelle dynamique. Notre agglomération accentue la préservation de son environnement tant en matières de mobilités, sans opposer les modes de transport les uns avec les autres qu’en matière de qualité de l’air. Notre agglomération se structure avec des grands projets tels la nouvelle gare, dorénavant multimodale, une nouvelle piscine d’agglomération aqualudique répondant aux attentes des usagers, clubs et scolaires. Il en est de même en matière de préventions des personnes et des biens contre le risque d’inondations. Notre agglomération devient agile pour faire face aux changements de périmètre, aux transferts de compétences et aux baisses de dotations, grâce à d’importantes économies sur son budget de fonctionnement et à une optimisation de son organisation. En même temps, notre agglomération écoute grâce à de nombreuses concertations et au déploiement de la démarche « Fabrique du Territoire » qui vise à structurer un projet jusqu’en 2030. Plus de 2 000 personnes ont participé à cette démarche unique en France.
Enfin, notre agglomération est dorénavant clairement identifiée comme territoire à potentiels de développement par les investisseurs qui souhaitent, de plus en plus, venir s’installer, se développer et créer des emplois tout en bénéficiant d’un environnement de vie exceptionnel entre lacs et montagnes.

Pour preuve, selon le Figaro, Chambéry est classée 5ème ville les plus dynamiques de France (hors Ile-de-France) avant Lyon, Grenoble et Annecy. Un signal positif qui montre qu’il ne faut rien lâcher et qu’il faut amplifier notre action. Grâce au travail d’équipe qui anime les élus de l’intercommunalité, le professionnalisme et l’esprit de responsabilités des agents, les premiers fruits de ce travail sont perceptibles. Tous sont à la tâche, qu’ils en soient sincèrement remerciés.

Oui, notre territoire se modernise, se transforme et avance. Il reste tant à faire.

Pour une agglomération financièrement saine et économiquement forte

1 - Impôts : STOP !

L’agglomération est confrontée depuis mai 2014 à une triple contrainte :
>>> Premièrement, des charges de plus en plus importantes, du fait des transferts de compétences imposés par l’Etat sans compensation. >>> Mais également des ressources qui se réduisent du fait de la ponction effectuée sur les dotations de l’Etat afin de contribuer au redressement des comptes publics. (baisse de la DGF). >>> Enfin, une augmentation d’un prélèvement imposé par l’Etat (FPIC).
A titre d’exemple, en 2017, les pertes totales s’élèvent à 4 millions d’euros (2 millions d’euros de baisse de dotation (DGF) et d’augmentation du FPIC, et 2 millions d’euros de dépenses supplémentaires suite à la fusion de Chambéry métropole et de la Communauté de communes Cœur des Bauges et aux transferts de compétences tels que l’urbanisme ou le tourisme).

Le choix des élus est de maintenir une volonté forte d’investir et préparer l’avenir. Ainsi, sur l’ensemble du mandat (6 ans), l’agglomération va investir plus de 210 millions d’euros.

Pour ce faire, deux leviers ont été activés :
>>> des économies sans précédent dans notre budget de fonctionnement durant la mandature (24 millions d’euros de moins en cumulé par rapport à 2014), >>> l’activation en 2017 de la « taxe foncière communautaire » à un taux de 2,3%. Cette augmentation sera compensée, en partie, par la baisse du taux de TEOM (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères), qui passe de 8,9% à 8,28%.
Ces deux actions nous permettent ainsi de conserver des marges de manœuvre.

2 - Redéfinir nos investissements

2017 est la première année de mise en œuvre d’une Programmation Pluriannuelle des Investissements (PPI) renouvelée, (dans laquelle a été intégrée la PPI de l’ancienne Communauté de communes Cœur des Bauges). Fruit d’un long travail, elle permet de prendre un compte les contraintes imposées par l’Etat (baisse de la DGF, augmentation du FPIC, transfert de compétences), et offre une visibilité sur les orientations des futurs investissements de l’agglomération.

Ainsi ce sont près de 36 millions d’euros qui vont être investis tous les ans sur l’ensemble de la mandature. Plusieurs actions concrètes :
>>> Soutien à l’économie : 14 millions d’euros >>> Nouvelle piscine aqualudique : 15 millions d’euros >>> Lutte contre les inondations par la restauration des digues sur la confluence Leysse-Hyères : 6,4 millions d’euros >>> Politique de l’habitat : 10,6 millions d’euros >>> Aménagement de la traversée cyclable de Chambéry : 1 million d’euros >>> Nouvelle gare multimodale : 35,8 millions d’euros >>> Fonds air-bois : 200 000 euros >>> Agriculture périurbaine et ruralité : 1,3 million d’euros >>> Amélioration de la mobilité : 35 millions d’euros

3 - Maintenir un autofinancement suffisant pour assurer l’avenir

Le montant de l’autofinancement pour 2017 se monte à 6,8 M€, ce qui permet de financier, en partie, nos investissements, d’éviter un recours trop important à l’emprunt, et nous permet d’obtenir des conditions de crédit plus avantageuses.

4 - 5 Orienter notre politique économique vers la proximité et la réussite + Bâtir à une plus grande échelle une meilleure efficacité économique

Les services économiques de Grand Lac, Chambéry métropole - Cœur des Bauges, Savoie Technolac et Savoie Hexapôle ont fusionné en une nouvelle structure unique, « Chambéry – Grand Lac économie ».

Ce nouveau périmètre économique, pertinent, représente un bassin de vie de plus de 208 000 habitants, plus de 20 000 entreprises et près de 100 000 emplois. Il accueille des secteurs d’activité à la fois innovants, porteurs et complémentaires que sont l’ingénierie de la montagne, les énergies intelligentes, les modes de vie (outdoor, bien-être, agroalimentaire et santé) et le tourisme.

Il s’agit d’une démarche inédite en Savoie et dans notre Région au service du développement économique et de la création d’emplois. En effet, jamais deux collectivités différentes et 2 parcs d’activités n’ont, de manière volontaire, poussé la mutualisation à ce niveau. Cela répond à une logique de bassin d’emploi au service du territoire.

Dorénavant, un seul contact pour parler aménagement, création, développement, ingénierie et services aux entreprises locales ou à celles qui souhaitent venir s’installer. Fort de son cadre de vie exceptionnel, de son positionnement géographique au cœur du sillon alpin, et de ses potentialités de développement, « Chambéry - Grand Lac économie » confirme l’attractivité de ce territoire et sa complémentarité avec les pôles économiques voisins que sont Genève, Annecy, Grenoble et Lyon.

Par ailleurs, après un travail de spécialisation des zones afin de créer des pôles cohérents et dynamiques, plusieurs zones économiques du bassin de vie sont en cours d’extension ou de construction afin de répondre à la demande de foncier ou de surfaces professionnelles. Au total, ce sont plus de 130 hectares de foncier économique disponible. Une exception entre Genève et Grenoble.

6 - Renouer avec l’industrie, une priorité

Suite à une volonté de positionner les zones économiques du territoire sur des secteurs particuliers, la future zone d’activités économiques des Fontanettes sera entièrement consacrée aux industries innovantes. Ce sont ainsi 47 000 m² qui ont été commercialisés en quelques mois, et une extension de 13 000 m² est prévue. Les activités qui se côtoieront concernent la fabrication et distribution de compléments alimentaires naturels, le système d’impression sur surfaces complexes, le matériel et fourniture pour soudure, l’emballage industriel ou bien la technologie industrielle de tuyauterie et mécanique. Un pôle de services sera également créé proposant restauration, bureaux mais également crèche.

Plus de 150 emplois y seront localisés d’ici 3 ans au regard des prévisions des entreprises.

La force économique de notre territoire ne peut pas venir seulement du tourisme : nous devons continuer à diversifier les domaines d’activité afin d’attirer de nouveaux profils, de développer de nouveaux marchés et de créer de nouveaux emplois. Chacune des zones économiques est en cours de spécialisation, afin d’en tirer le meilleur parti tout en combinant des activités complémentaires.

7 - Miser sur l’agriculture et la filière bois, génératrices d’emplois

En 2015 a été créée une bourse foncière agricole, qui a pour but de faciliter les relations acheteurs/vendeurs, et permet ainsi de mieux gérer les parcelles.

En parallèle, une étude a été menée, en lien avec le Parc naturel régional de Chartreuse, afin de définir les conditions de développement d’un pôle de sciage. Cette étude a mené à l’ouverture expérimentale d’un comptoir des bois locaux à Saint-Baldoph, ceci dans le but de valoriser la ressource bois et de développer la filière.

Par ailleurs, l’agglomération a souhaité promouvoir les circuits courts en mettant en œuvre diverses actions afin de manger local, notamment dans la restauration scolaire. Le guide « Goûtez aux saveurs d’ici », qui présente les productions alimentaires du territoire, a permis leur valorisation.

Il existe plusieurs intérêts au développement des circuits courts : limitation des gaz à effet de serre, réduction des déchets et des transports, création de richesse par le développement d’une économie de proximité.

Pour une agglomération du quotidien

8 - Déployer un système de vidéoprotection intercommunal

Depuis 2014, le nombre de caméras à Chambéry est passé de 14 à 40. Dans le même temps, le mode de traitement des images produites est devenu actif, ce qui signifie que les images peuvent être visionnées en direct, et non pas seulement postérieurement. Les locaux de la police municipale, désormais situés avenue des Ducs, accueilleront très prochainement le Centre de Supervision Urbain (CSU), équipé de 7 postes de travail et 24 écrans.

Une réflexion est en cours pour la création d’un CSU mutualisé, qui permettrait de prendre en compte l’existant dans chaque commune, et laisserait l’opportunité à une commune de joindre le dispositif à terme.

Le but est bien sûr d’apporter une réponse de prévention et de proximité aux enjeux de sécurité.

9 - Développer une stratégie intercommunale de prévention de la délinquance, de sécurité et d’aide aux victimes

En décembre 2016 a été approuvée la réorientation du CISPD (Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance), qui a pour but de prendre en compte les nouvelles données du territoire, telles que la mise en place de la zone de sécurité prioritaire (ZSP) en 2013 ou la signature du Contrat de ville en juillet 2015.

Ce CISPD est basé sur 3 axes :
>>> Prévention - Education, >>> Tranquillité publique - Médiation, >>> Réparation - Aide aux victimes, Ce document cadre recense une série d’actions et objectifs précis pour chacun des axes. Le travail se fait en totale coordination avec tous les acteurs de la sécurité : le Procureur de la République, le Coordonnateur départemental de la Maison de la Justice et du Droit (MJD), les services de la préfecture, la police nationale et la gendarmerie.

10 - Proposer une offre de logements adaptée à toutes les situations

Un Programme local de l’habitat (PLH) a été adopté pour la période 2014-2019, avec pour objectif de produire 900 logements par an, dont 250 logements sociaux.

L’agglomération soutient financièrement la production de logements locatifs sociaux. Sur l’année 2016 ont par exemple été validés 270 nouveaux logements locatifs sociaux et 39 logements en foyers d’hébergement, soit un engagement financier de près de 2 millions d’euros.

En parallèle, l’élaboration d’un PLUi-HD (Plan Local d’Urbanisme - Habitat et Déplacements) vise à doter l’agglomération d’une feuille de route claire en matière d’urbanisme, à construire un parcours d’habitat, à préserver les terres agricoles, mettre en cohérence lieux de vie et lieux de travail avec les modes de déplacements. Après une longue période de concertation, son adoption est prévue pour fin 2019 et il doit permettre d’organiser l’urbanisation à l’échelle du territoire dans le cadre d’un développement durable et harmonieux.

11 - Faciliter l’accession à la propriété et valoriser le parc privé existant

L’agglomération a mis en place en avril 2015 la prime Agglo-logement qui apporte un soutien aux primo-accédants, grâce à une participation financière qui permet de plafonner le prix des logements en accession sociale.

Par ailleurs, le programme « Mon Pass’Renov », lancé en 2017, permet aux propriétaires d’obtenir des renseignements et de demander un soutien financier pour des projets de rénovation de leur logement : économies d’énergie, confort et valorisation du patrimoine au programme ! Près de 4 millions d’euros sur 3 ans sont mobilisés dans ce cadre.

12 - Atteindre la performance environnementale

Action sur le long terme, l’agglomération déploie plusieurs opérations d’envergures. Pour plus de cohérence, certaines se font de concert avec des collectivités voisines telles que Grand Lac, Annecy ou bien Chamonix. Car c’est uni que notre action est la plus pertinente en matière environnementale.

Quelques exemples concrets :
>>> la démarche « Zéro Gaspillage Zéro Déchet ». Ceci passe par l’économie circulaire (avec la réutilisation de matière première) ou bien encore le compostage. Les enjeux sont la réduction du volume des déchets, leur valorisation, la limitation du gaspillage des ressources. >>> les agglomérations de Chambéry, d’Annecy et du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges sont, ensemble, labellisées TEPOS (Territoire à Energie Positive). Cette démarche permet de bénéficier de subventions nationales pour réduire significativement les consommations énergétiques du territoire, développer et structurer la production d’énergies locales et renouvelables et soutenir l’innovation territoriale, et apporte donc d’importants bénéfices à notre agglomération en termes notamment de réduction de la pollution et de création d’emplois non délocalisables. >>> approuvé par le Conseil communautaire en décembre 2015, le Plan Local pour la Qualité de l’Air (PLQA), qui fédère institutions et collectivités : il comporte différentes actions en termes d’économie d’énergie dans les domaines du logement, du transport, ou bien encore de l’agriculture. >>> de nombreux dispositifs, soutenus par l’agglomération, visent à améliorer la qualité des logements afin qu’ils soient moins énergivores et plus écoresponsables, >>> aussi, l’agglomération milite auprès de l’Etat pour la mise en œuvre aussi rapide que possible du report du trafic routier de marchandises sur le rail, par le biais du Lyon-Turin. >>> afin de répondre à la problématique des pics de pollution, l’agglomération prend toute sa part et poursuit son engagement en faveur de la qualité de l’air en créant un tarif applicable en cas d’épisode de pollution : 1€ la journée, valable sur le réseau Stac ou la location d’un vélo classique à la Vélostation ou sur le circuit Vélobulle. Cette action s’inscrit dans l’élaboration d’un plan d’action global en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air partagé par Chambéry métropole – Cœur des Bauges, Chambéry, Annecy et Chamonix qui sera présenté courant automne 2017, >>> en parallèle, les travaux d’aménagement de la Leysse, consistant en la consolidation et la reconstruction des digues, permettent d’accroitre le niveau de protection contre les crues. Ces travaux reconstituent un corridor vert (plantation de plus de 50 000 nouveaux végétaux) et bleu (extension du lit de la Leysse) en plein cœur de l’agglomération. La Leysse est dorénavant connectée à plus de 5 hectares de zones humides, sites à très grande valeur écologique.

13 - Une agglomération sportive

L’agglomération a mis en place en avril 2015 la prime Agglo-logement qui apporte un soutien aux primo-accédants, grâce à une participation Plusieurs concrétisations dans ce sens : >>> adoption d’un plan piscines ambitieux, décliné en plusieurs phases, comprenant la rénovation de la piscine de Buisson Rond, la construction d’une nouvelle piscine sur le site du stade nautique à Chambéry livré mi-2019, ainsi que le lancement d’un projet, dès 2021, pour un nouvel établissement aquatique couvert complémentaire ou de substitution à La Motte-Servolex. >>> la patinoire de Buisson Rond a été agrandie et réhabilitée, avec notamment un accès PMR (Personnes à Mobilité Réduite), pour un montant total de 4,6 millions d’euros. >>> un pôle sportif a été créé à Saint-Alban-Leysse. >>> Enfin, l’agglomération maintient son soutien continu à nos clubs sportifs, qui permettent à chacun de s’épanouir et qui font briller notre territoire au niveau national et international.

14 - Une agglomération tournée vers sa jeunesse

Depuis la fin de l’année 2016, l’agglomération conduit le dispositif CitésLab qui vise essentiellement les jeunes, qui se traduit par 4 actions : >>> La sensibilisation : promouvoir l’entrepreneuriat, >>> La détection : repérer les publics et les projets latents, >>> L’amorçage : faciliter l’expression d’une envie, la recherche d’idée(s) et la formulation d’un pré-projet de création d’activité indépendante. >>> L’orientation : diriger la personne vers les réseaux d’accompagnement et de financement adaptés. Le public concerné correspond aux habitants des quartiers « politique de la ville » quel que soit leur statut (étudiant, salarié, demandeur d’emploi, retraité…) ou toute personne en situation de précarité vis-à-vis de l’emploi (demandeur d’emploi, bénéficiaire de minima sociaux, jeune peu ou pas diplômé, etc.) résidant dans l’agglomération et qui souhaiteraient créer leur propre emploi par le biais de la création d’activité.

Il s’agit là d’une des actions présentes dans le nouveau Contrat de ville 2015-2020. Ciblé sur des quartiers spécifiques des communes urbaines, ce dispositif fonctionne sur 3 ressorts : le développement économique et l'emploi, la cohésion sociale, le cadre de vie et le renouvellement urbain. Il se met en œuvre en lien avec les partenaires institutionnels et administratifs tels que la Préfecture, la Région, l’OPAC, la CAF, Pôle Emploi… Il doit permettre un accompagnement global des jeunes dans leur « parcours de vie ».

L’idée est également de créer un « parcours de vie » afin d’avoir un contact unique, et donc un suivi unique, entre la pré adolescence jusqu’à l’âge adulte.

Enfin, la jeunesse a également été pleinement associée à la démarche de la Fabrique du Territoire, qui a pour objectif la création d’un projet d’agglomération, véritable outil de planification à horizon 2030.

Durant la concertation, l’accent a été mis sur la manière d’intégrer la jeune génération à cette réflexion (création d’un panel représentatif de la population, partenariat avec l’université, groupes de travail avec des jeunes…). Car, au fond, le projet d’agglomération est un projet de génération.

Ainsi, chacun a pu s’exprimer sur les thèmes identifiés : >>> Entreprises 2.0 : accompagner les mutations économiques et la création d’emplois >>> Tous connectés ! Développer les nouveaux modes de transport et de communication >>> Territoire durable : préserver l’environnement, les ressources et le cadre de vie >>> Métropole ouverte : affirmer notre identité locale avec un monde global >>> Vivre ensemble : renforcer la cohésion sociale et le soutien aux fragilités >>> Bien vieillir : reconnaître la place des aînés et accompagner la dépendance >>> Génération Z : Étudier, travailler et s’épanouir sur le territoire
Le projet d’agglomération, qui sera adopté en décembre 2017, fera encore appelle à la concertation dans sa phase d’écriture.

Pour une agglomération de la mobilité

15 - Un nouveau Plan de Déplacements Urbains en adéquation avec la réalité de notre territoire

La réflexion d’un nouveau Plan de Déplacements Urbains est désormais Intégré dans le cadre du PLUi-HD (Plan Local D’urbanisme intercommunal - Habitat et Déplacements), afin de prendre en compte toutes ces problématiques de façon coordonnée. La priorité essentielle est de mettre les communes de l’agglomération au cœur du dispositif d’élaboration du PLUi Habitat et Déplacements pour une politique d’aménagement du territoire cohérente, volontariste et innovante à l’échelle du nouveau périmètre intercommunal. L’adoption est programmée fin 2019.

En parallèle, le projet Territoire Mobile a été pensé et est mis en œuvre.

L’objectif est de pouvoir se déplacer facilement sur l’ensemble de l’agglomération, que ce soit en vélo, en voiture, en covoiturage, en bus, en train, et passer de manière fluide d’un mode à l’autre. Il s’agit de penser les mobilités dans leur globalité et ne plus les opposer.

Dans « Territoire mobile », tous les modes sont concernés par cette étude visant à améliorer la cohérence et la performance des modes alternatifs, tout en apaisant la circulation en centre-ville. Ainsi, ce sont les circulations piétonnes, leur sécurisation et leur jalonnement, les itinéraires cyclables magistraux, le plan de circulation automobile vieillissant et le réseau des bus urbains qui ont fait l’objet d’un travail approfondi.

L’une des particularités de ce projet a été d’associer, pour la première fois, à toutes les étapes clé de la démarche : >>> les collectivités et institutions partenaires >>> des représentants de la société civile >>> la population au travers d’une large concertation
Plus de 100 temps d’échanges ont été organisés : réunions publiques et nombreuses rencontres avec les commerçants, les conseils de quartier, les habitants à la demande des maires (Barby, Barberaz, La Motte-Servolex, Cognin…), les associations, les chambres consulaires, des administrations, les services d’urgence et de secours… Ces différents temps d’échanges ont été l’occasion d’entendre et de recueillir l’avis du plus grand nombre permettant ainsi d’enrichir et d’asseoir le projet.

16 - Pour un développement du covoiturage

L’agglomération a souhaité développer et encourager, sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement en périphérie, un service de covoiturage, qui viendrait en complément de la desserte en transports en commun existante.

L’objectif est d’optimiser les déplacements réalisés en voiture par une augmentation du taux d’occupation des véhicules, afin d’agir sur une diminution des flux de trafic et du stationnement et ainsi améliorer à terme la qualité de vie environnementale et sociale des habitants. Toutes les communes sont potentiellement concernées par la démarche. A titre expérimental, trois d’entre elles sont mobilisées dès septembre 2017 : Saint Jean d’Arvey, Thoiry et Les Déserts.

L’agglomération installera ainsi des bornes dédiées afin d’identifier les lieux et de faciliter la mise en relation entre covoitureurs.

Suivant les résultats, cette action sera élargie, en plusieurs phases successives, sur les communes périphériques, puis sur le territoire des Bauges, et enfin vers l’agglomération « Grand Lac », et dans le même temps pour desservir certains quartiers de communes urbaines en dehors des horaires de desserte de bus.

17 - Développer des solutions innovantes pour mieux se déplacer

Pour ce faire, le réseau STAC entre dans l’ère numérique :
>>> le STAC a mis en œuvre un système calculateur d’itinéraire afin de prévoir le plus justement possible la durée de son trajet. >>> depuis le 1er décembre 2016 a été mis fin aux tickets et abonnements papier pour laisse place à la carte OùRa : plus sûre, tous les titres de transport sont conservés sur cette même carte nominative, plus de mobilité, vous voyagez dans la Région Auvergne – Rhône-Alpes ? Vous pouvez charger tous les titres de transports compatibles émanant de différents réseaux de transports sur cette carte (SNCF, Lyon, Grenoble …), >>> le paiement des titres de transport par téléphone, quant à lui, est possible depuis septembre 2017, >>> la vente en ligne pour les abonnements et les carnets en rechargement est prévue automne 2017, >>> le 29 août 2016 a été lancé le Vélobulle, des triporteurs électriques qui relient, par un parcours défini, les arrêts de correspondance des bus STAC (Gare, Ducs, Halles et Curial). Ce sont 7500 personnes qui ont bénéficié de ce service en un an. >>> un service de transport à la demande (TAD) a été mis en place entre Chambéry et les communes périurbaines. En correspondance avec les lignes Chrono du STAC, ce service personnalisé permet de compléter l’offre de transport pour les communes en périphérie. Il a séduit de nombreuses personnes avec plus de 8000 trajets comptabilisés en 11 mois.

18 - Un réseau de transport adapté à notre agglomération

Le projet « Territoire mobile » vise la réduction des déplacements individuels par la mise en place d’une offre de services de transports collectifs (bus urbains, car interurbains, TER), partagés (co-voiturage, autopartage), actifs (vélos, piétons) - tous complémentaires de qualité et à haute performance.

Pierre angulaire de ce dispositif, le nouveau réseau de bus a été lancé le 29 août 2016 et est réorganisé afin de prendre en considération l’ensemble des besoins des déplacements de la population mais aussi de celles et ceux qui travaillent au sein de l’agglomération.

Pour ce faire, Chambéry métropole - Cœur des Bauges a fléché la nécessité de :
>>> faciliter les déplacements domicile/travail via une meilleure desserte des zones économiques. Grandes oubliées du précédent réseau >>> accélérer la mise en accessibilité des équipements (quais/bus) en faveur des personnes en situation de handicap >>> maintenir le transport des scolaires de manière cohérente, au regard de la carte scolaire
Ainsi, depuis le 29 août 2016, les usagers se déplacent sur un réseau plus dense et augmenté de 2,5% de kilomètres utiles aux usagers avec la création de 62 arrêts. Sa performance est assurée grâce à :

>>> La création de 4 lignes structurantes (Chrono A, B, C, D) desservant 80% de la population et fonctionnant toute l’année de 5h30 à 22h30 du lundi au samedi (horaires variables le dimanche) avec un cadencement de 6 minutes en heure de pointe et 10/12 minutes en heure creuse >>> L’ajout de lignes de rabattement vers les lignes chrono :
- 6 lignes de second niveau (Lignes 1 à 6) connectées aux lignes structurantes, cadencées entre 20 et 45 minutes en heures creuses du lundi au vendredi. L’offre du samedi et périodes de vacances scolaires sera adaptée
- 9 lignes locales (Lignes 10 à 18) desservant 4 à 15 fois les centres-bourgs des communes périphériques
>>> Un service de transports à la demande (TAD) du lundi au samedi toute l’année, avec possibilité de réserver son trajet 2 heures à l’avance sur 9 secteurs périurbains. En moins d’un an de service, le TAD a transporté plus de 8 000 personnes. >>> Un service de tricycles à assistance électrique (vélo-bulles) à destination prioritairement des séniors développé pour relier les pôles de correspondances (entre autres). Simple, facile et écologique, ce moyen de mobilité fonctionne. Pour preuve : en une année, les « Vélobulles » ont transporté plus de 7 500 personnes.

Grâce la création de 3 pôles de correspondance implantés en couronne de l’hypercentre de Chambéry (Halles, Ducs et Curial – sans compter Gare), cette réorganisation du réseau favorise la piétonisation du centre-ville chambérien en supprimant le centre d’échange des bus situé actuellement boulevard de la Colonne.

Seulement quelques mois après sa mise en place, les premiers résultats sont prometteurs : 11% de fréquentation supplémentaire sur les lignes « Chrono » ainsi qu’une hausse identique des abonnements mensuels relevée en à peine 4 mois.

19 - Une meilleure coopération entre Chambéry métropole et ses partenaires

Depuis avril 2014, les agglomérations de Chambéry métropole – Cœur des Bauges et Grand Lac nourrissent des échanges réguliers et constructifs.

A travers ce dialogue, les deux agglomérations voisines se sont accordées sur la nécessité de dépasser les frontières administratives et de coopérer dans l’intérêt d’un bassin de vie commun.

Une convention cadre fixant 6 domaines de coopération techniques, approuvée fin juin 2015, poursuit un double objectif : >>> Optimiser la gestion des services publics sur les deux territoires, >>> Mutualiser et amplifier les capacités d’action à l’échelle d’un même bassin de vie.

Ces domaines de coopération concernent aussi bien le tourisme, le développement économique, la gestion du cycle d’eau, les transports, les déchets ou les gens du voyage.

Il s’agit d’une démarche volontariste dans un contexte de mutations institutionnelles (fusion des Régions, création des métropoles de Lyon et Grenoble).

L’exemple le plus parlant de cette coopération est la création de Chambéry – Grand Lac économie qui est depuis le 1er juillet 2017, le seul contact des entreprises qui souhaitent se développer ou s’installer sur notre bassin de vie.

Tous les sujets ne peuvent être traités via cette convention (à l’image d’une meilleure connexion des réseaux de bus). C’est pour cette raison que Chambéry métropole – Cœur des Bauges pousse la fusion complète de nos deux agglomérations d’ici les prochaines élections municipales de 2020. Une question de bon sens.

Meilleure coopération également avec l’agglomération d’Annecy grâce à la création d’un pôle métropolitain (automne 2017, sans structure administrative) pour soutenir nos nombreux enjeux communs tels que : >>> L’université de Savoie Mont-Blanc où plusieurs sites se situent entre Annecy, Chambéry, Jacob-Bellecombette et Le Bourget du Lac, >>> Le développement économique, >>> Le développement durable (à travers, par exemple, la démarche Territoire à énergie POSitive (TEPOS) ou Territoire Zéro Gaspillage et Zéro Déchets (TZGZD), >>> La qualité de l’air à travers des mesures communes, >>> L’aménagement de l’espace à travers la collaboration inter SCOT,

20 - Relancer une liaison « Albens – Aix-les-Bains – Chambéry – Montmélian » à haut niveau de service

Après études et examen, et forts des réalités de notre territoire, il s’avère que la meilleure liaison entre Albens et Montmélian est le train. En effet, ni le bus ni la voiture ne peut en effet rejoindre le centre- ville d’Aix-les-Bains ou de Chambéry en 15 minutes. Il s’agit donc d’une réelle opportunité à développer tout en optimisant un réseau (ferroviaire) déjà existant.

Ainsi, des discussions sont d’ores et déjà entamées avec la Région Auvergne – Rhône-Alpes, autorité organisatrice des transports, et la SNCF afin d’augmenter le nombre de trains et leur fréquence pour concrétiser cette volonté.

L’idée est également de rouvrir certaines gares entre Albens et Montmélian pour augmenter la desserte, la zone de chalandise et le nombre d’usagers potentiel et donc la cohérence du projet.

Cette stratégie se déploie dans le cadre de « Territoire Mobile ».